Sécurité alimentaire et soutien communautaire

Le Cadre national des paysages communautaires reconnaît que la sécurité alimentaire fait partie de la résilience communautaire.

Les paysages communautaires n’ont pas vocation à remplacer l’agriculture, les commerces alimentaires, les organismes caritatifs ou les dispositifs publics de soutien. Leur rôle est de renforcer les capacités locales, d’encourager l’éducation alimentaire, de réduire le gaspillage évitable et de créer un bénéfice communautaire supplémentaire lorsque cela est approprié.

Lorsque les paysages communautaires produisent des récoltes, le principe directeur devrait être le bénéfice public plutôt que le rendement commercial.

Objectif

Cette page définit le rôle de la sécurité alimentaire et du soutien communautaire au sein du Cadre national des paysages communautaires.

Son objectif est de garantir que tout bénéfice alimentaire généré par les paysages communautaires soit géré d’une manière qui soutienne la dignité, l’accessibilité, la résilience locale et une gestion communautaire responsable.

Voies de soutien communautaire

Bénéfice communautaire gratuit

Lorsque des produits sont mis à disposition des résidents ou des bénéficiaires, le principe privilégié est qu’ils soient fournis gratuitement.

Banques alimentaires et cuisines communautaires

Lorsque cela est approprié, les surplus de production peuvent soutenir des banques alimentaires approuvées, des cuisines communautaires, des centres de quartier ou des programmes locaux d’aide.

Partage saisonnier

Les récoltes peuvent offrir un soutien saisonnier, une valeur éducative et un lien communautaire sans créer d’attentes irréalistes de disponibilité constante.

Éducation alimentaire

Les paysages communautaires peuvent aider les résidents à comprendre la culture, la récolte, la préparation, la nutrition, la saisonnalité et l’utilisation responsable des aliments.

Dignité et accessibilité

Le soutien communautaire devrait être fourni de manière à préserver la dignité et à éviter toute stigmatisation.

Lorsque des aliments sont distribués dans le cadre de programmes communautaires, les bénéficiaires ne devraient pas être considérés comme de simples destinataires passifs, mais comme des membres à part entière de la collectivité que le Cadre vise à renforcer.

Les modalités d’accès devraient être déterminées localement et tenir compte de la sécurité publique, de la sécurité sanitaire des aliments, des attentes culturelles, de l’accessibilité et des besoins des personnes les plus vulnérables.

Bénéfice public, non rendement commercial

Les paysages communautaires ne devraient pas être considérés comme des systèmes commerciaux de production alimentaire.

Leur valeur réside dans l’ensemble des bénéfices qu’ils procurent grâce à la gestion responsable de l’environnement, à l’éducation, à la participation citoyenne, à la résilience locale et au soutien communautaire.

Lorsque des récoltes sont distribuées, elles devraient servir le bénéfice public, le partage communautaire, l’éducation, la conservation des semences, les partenariats approuvés de soutien alimentaire ou toute autre utilisation non commerciale adaptée aux besoins locaux.

Soutien responsable

  • Le partage alimentaire devrait toujours respecter les exigences locales en matière de sécurité sanitaire des aliments.
  • Les produits destinés aux programmes de soutien alimentaire devraient être manipulés, transportés et distribués de manière responsable.
  • Les collectivités devraient éviter de faire des déclarations non fondées concernant les quantités récoltées ou la fiabilité des productions.
  • Les bénéfices en matière de sécurité alimentaire devraient être considérés comme complémentaires et non comme l'objectif principal du Cadre.
  • Les partenariats devraient demeurer transparents et responsables à l’échelle locale.