Foire aux questions et clarifications du Cadre

Le Cadre national des paysages communautaires encourage un dialogue constructif et reconnaît que toute nouvelle initiative communautaire suscite naturellement des questions. Les clarifications suivantes expliquent l'esprit du Cadre et aident les gouvernements, les collectivités locales, les organisations et les citoyens à comprendre ses principes directeurs.

Le Cadre remplacera-t-il les parcs, les aires de jeux ou les terrains de sport ?

Non. Le Cadre s'applique uniquement aux sites appropriés identifiés grâce à la planification locale et à la consultation communautaire. Les parcs existants, les installations sportives, les aires de jeux et les autres espaces récréatifs demeurent des biens publics essentiels.

Le Cadre est-il en concurrence avec les agriculteurs ou l'agriculture commerciale ?

Non. Les paysages communautaires sont conçus pour compléter les systèmes alimentaires existants en renforçant la résilience locale, la gestion responsable de l'environnement et la participation communautaire. Ils ne constituent pas des systèmes commerciaux de production alimentaire et n'ont pas vocation à remplacer l'agriculture.

La participation est-elle obligatoire ?

Non. La participation des collectivités locales, des organisations, des entreprises, des établissements scolaires et des résidents est entièrement volontaire. Chaque communauté détermine librement le niveau de son engagement.

À qui appartiennent les récoltes ?

Les récoltes issues des paysages communautaires devraient être gérées dans l'intérêt public plutôt que dans un objectif commercial. Lorsqu'elles sont mises à disposition, le Cadre privilégie un accès gratuit pour la communauté, des usages éducatifs, la conservation des semences et des partenariats caritatifs approuvés, conformément aux modalités de gouvernance définies localement.

Comment la sécurité sanitaire des aliments est-elle assurée ?

La sécurité sanitaire des aliments demeure de la responsabilité des organismes participants et doit respecter la législation applicable, les exigences locales et les bonnes pratiques de gestion responsable. Le Cadre établit des principes directeurs et non des procédures opérationnelles de manipulation des aliments.

Qu'en est-il du vandalisme ou des dégradations volontaires ?

Comme toute infrastructure publique, les paysages communautaires nécessitent une gestion responsable, un suivi approprié et un véritable sentiment d'appropriation par la communauté. Une gouvernance responsable, une supervision régulière et une participation active des citoyens réduisent les risques à long terme tout en favorisant une utilisation publique sûre et durable.

Comment les risques environnementaux sont-ils gérés ?

L'évaluation environnementale, le choix des espèces, la protection de la biodiversité, la biosécurité et la gestion responsable à long terme constituent des composantes essentielles du Cadre et des normes qui l'accompagnent. Chaque collectivité participante demeure responsable de la mise en œuvre locale conformément à la législation applicable.

La mise en œuvre augmentera-t-elle les coûts pour les collectivités locales ?

Les investissements initiaux varieront selon les priorités locales et les modèles de mise en œuvre retenus. Le Cadre a été conçu afin de favoriser une valeur durable pour la communauté grâce à une gestion responsable des ressources, à la participation citoyenne et à une mise en œuvre progressive. Les retombées économiques devraient donc être évaluées sur l'ensemble du cycle de vie des paysages communautaires et non uniquement au moment de leur création.

Qui entretient les paysages communautaires ?

La gestion responsable devrait être partagée entre les collectivités locales, les organisations communautaires, les bénévoles et les autres parties prenantes participantes, selon les modalités de gouvernance définies localement. La gestion responsable à long terme constitue l'un des principes fondamentaux du Cadre.

Toutes les collectivités locales doivent-elles adopter l'ensemble des composantes du Cadre ?

Non. Le Cadre a été volontairement conçu pour être adaptable. Les collectivités participantes peuvent mettre en œuvre uniquement les composantes qui correspondent le mieux à leurs conditions environnementales, à leurs priorités communautaires, aux ressources disponibles et à leurs objectifs stratégiques.